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Les perturbateurs endocriniens, ces substances nocives invisibles qui vous veulent du mal !

Les perturbateurs endocriniens, ces substances nocives invisibles qui vous veulent du mal !

Les perturbateurs endocriniens envahissent votre vie ! Invisibles, ils s’immiscent partout !

A longueur de journée, vous êtes en contact avec ces substances chimiques nocives et néfastes. Même si vous faites attention à ce que vous mangez et à ce que vous achetez, vous êtes, vous aussi, victimes des perturbateurs endocriniens.

Mais, ne soyez pas fataliste ! Vous pouvez faire en sorte de limiter les risques et les dégâts.

Avant de vous indiquer les gestes à adopter et les habitudes à prendre, je vais vous énumérer leurs nombreux dangers.

Mais, avant tout, c’est quoi, au fait, un perturbateur endocrinien ?

Les perturbateurs endocriniens : qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle, étrangères à l’organisme, que l’on retrouve dans différents produits… dans de très nombreux produits !

En voici une liste non exhaustive :

dans l’alimentation, les textiles, les médicaments, les cosmétiques, les produits ménagers chimiques, les protections féminines, les meubles, les emballages, les jouets, les tickets de caisse, les peintures, les revêtements du sol, les ustensiles de cuisine, les sièges auto, les cours d’eau, les préservatifs, etc.

J’en passe et des meilleurs !

Comme vous pouvez le voir, vous pouvez difficilement y échapper !

Ils ont été développés dans les années 50 par les industries agroalimentaires et pétrochimiques. Et, chose tout à fait incompréhensible, ils ont été introduits en Europe sans autorisation préalable.

La notion même de « perturbateurs endocriniens » est apparue en 1991, lors d’une rencontre entre scientifiques.

Qui sont-ils ?

Vous avez

le bisphénol A, les phtalates, les pesticides, les dioxines, les retardateurs de flamme, les composés perfluorés, le DDT, le BPA, le distilbène, les solvants, les PCB (pyralène), le propylparabène, le phénoxyéthanol, le octocrylène, certaines huiles essentielles comme la lavande ou le tea tree, etc.

La première source de contamination est l’alimentation. Logique, puisque les agriculteurs utilisent beaucoup de pesticides et que, bien souvent, les aliments sont emballés dans du plastique !

Toutefois, de très nombreuses autres sources existent.

Voici l’exemple des insecticides : leurs impacts sur votre environnement sont incroyables et effrayants !

Quels dangers font courir les perturbateurs endocriniens ?

Depuis les années 60, des chercheurs mettent en garde contre les perturbateurs endocriniens sur l’environnement et la santé. Ils ont constaté différentes pathologies sur les animaux, les humains comme la diminution des spermatozoïdes, l’augmentation du cancer des testicules, des malformations, etc.

Mais, ce n’est qu’à partir de 2009 que des scientifiques ont véritablement lancé des alertes, incitant à réduire l’exposition à ces produits chimiques, surtout avant et pendant la grossesse. En 2012, l’ONU et l’OMS ont qualifié les perturbateurs endocriniens de « menace mondiale », faisant un lien entre eux et certains cancers.

La Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens adoptée en France en avril 2014 a fixé comme objectif de « Réduire l’exposition de la population aux Perturbateurs Endocriniens ». Et, en 2015, la communauté scientifique fait le lien entre perturbateurs endocriniens et obésité, diabète, infertilité, etc.

Le lien étant établi, voyons comment ils agissent sur votre organisme.

Comment agissent les perturbateurs endocriniens ?

 

Les perturbateurs endocriniens agissent sur votre système hormonal (appelé aussi système endocrinien) et le déséquilibrent, le perturbent.

Le système hormonal, comme vous le savez, joue un rôle primordial dans votre corps. Il régule la croissance, la température, le rythme cardiaque, le taux de sucre dans le sang, le déclenchement de la puberté, la reproduction, etc. Lors de la grossesse, il permet au fœtus de bien se développer.

Pour simplifier, des messages transitent à travers tout votre corps grâce aux hormones qui sont produites par différentes glandes (hypothalamus, thyroïde, thymus, glandes surrénales, pancréas, ovaires, testicules) et qui circulent avec le sang.

Si une perturbation survient (en imitant une hormone et en prenant sa place, en bloquant les récepteurs hormonaux ou en déréglant la vie et la croissance des hormones), le fonctionnement de votre organisme s’en trouve déréglé.

Les perturbateurs endocriniens sont absorbés de différentes façons : en mangeant et en respirant. Ils passent également à travers la peau.

La plupart sont éliminés par notre organisme, s’il est en pleine forme. Mais, une partie subsiste et peut avoir de graves conséquences sur votre santé, mais aussi sur celle de votre descendance.

5 points à retenir :

  1. La dose ne fait pas le poison : leur effet n’est pas proportionnel à la dose
  2. La chaleur et le gras permettent aux perturbateurs endocriniens de migrer dans vos aliments. Si vous réchauffez vos aliments dans du plastique, si vous buvez du café dans des tasses en plastique, si vous buvez de l’eau minérale en bouteille plastique qui a été stockée à l’extérieur dans la chaleur, etc., vous absorbez plus de perturbateurs endocriniens !
  3. Ils agissent plus ou moins suivant les périodes de la vie. Les périodes cruciales (appelées « fenêtres de susceptibilité ») sont la période périnatale, la vie intra-utérine et la puberté. Ils peuvent donc avoir des conséquences sur la formation des organes du fœtus
  4. Il faut prendre en compte l’« effet cocktail ». Certains perturbateurs endocriniens n’ont d’effet que lorsqu’ils interagissent avec d’autres substances chimiques
  5. La nocivité des perturbateurs endocriniens peut se prolonger de génération en génération

 

Tout le monde est contaminé, peu importe l’âge et le lieu d’habitation. Pour connaître votre taux de contamination, vous pouvez faire analyser vos cheveux.

Les risques encourus, si votre taux de perturbateurs endocriniens est élevé, sont nombreux et variés.

Quelles sont les conséquences des perturbateurs endocriniens ?

Elles sont multiples et multiformes :

  • Troubles de l’appareil reproducteur : testicules qui ne descendent pas correctement, micro pénis, malformation de l’urètre
  • Puberté précoce : seins et testicules qui grossissent avant l’âge de 8 ans
  • Infertilité : baisse du nombre des spermatozoïdes et de leur vitalité, infertilité chez les femmes
  • Cancers : chez l’homme, plus 50 % de cancer des testicules en 20 ans ; chez la femme : cancer du sein
  • Problèmes thyroïdiens qui touchent aussi les enfants et les adolescents. Une diminution des hormones thyroïdiennes peut avoir une incidence sur le développement du cerveau
  • Obésité et diabète : les perturbateurs endocriniens sont stockés dans les graisses
  • Troubles cognitifs et comportementaux : autisme, hyperactivité, déficit de l’attention, schizophrénie, dépression, troubles bipolaires, troubles du comportement, suicides, TOC, baisse du QI
  • Asthme
  • etc.

Encore une fois, cette liste n’est pas exhaustive. Voici une image qui résume bien les effets nocifs des perturbateurs endocriniens sur votre corps.

Tout ceci n’est pas très réjouissant !

Je suis certaine que, dans votre entourage, vous avez constaté ces différentes pathologies ! Maintenant, vous savez d’où ça vient pour la plupart d’entre elles…

Mais, rassurez-vous, vous pouvez faire en sorte de vous en prémunir le mieux possible. Vous pouvez limiter les risques en adoptant les bonnes pratiques.

Comment pouvez-vous vous en prémunir le mieux possible ?

Voici une liste des choses à faire :

  • Mangez bio pour éviter les pesticides. Le bio ne coûte pas plus cher si vous vous fournissez directement à la ferme, si vous achetez les produits de base en vrac, si vous mangez de saison, si vous vous mettez à la cuisine… Pour faire le plein d’idées, je vous renvoie à mon blog de recettes végétariennes, saines et gourmandes : Les Gourmandes Astucieuses.
  • Buvez de l’eau du robinet filtrée avec un filtreur de qualité comme le Berkey
  • Aérez votre maison pour faire sortir les perturbateurs endocriniens qui se promènent dans l’air : 10 minutes par jour, matin et soir. N’oubliez pas que l’air intérieur est plus pollué que l’extérieur !
  • Choisissez bien vos matériaux : pas de PVC qui contiennent des phtalates, pas de parquets stratifiés, de moquettes : privilégiez le bois brut, le carrelage, les revêtements écololabel. Pas de meubles en aggloméré : privilégiez le bois brut non traité ou les anciens meubles d’occasion. Pour la déco, optez pour les produits écolabel. Pour la literie, privilégiez les matières naturelles non traitées. En cuisine, pas de moules en silicone, de poêle en téflon : privilégiez la fonte, l’inox, le verre ou la terre cuite. Optez pour les ustensiles en métal ou en bois et non en plastique. Pas d’emballages ou objets en plastique
  • Achetez des produits en vrac que vous transporterez dans des bocaux en verre ou des sacs en tissu sain (les commerçants ont pris l’habitude et jouent le jeu…)
  • Pour le ménage : pas de produits ménagers industriels, optez pour le vinaigre, le bicarbonate, le savon noir ou le savon de Marseille (de bonne qualité). Pour la lessive, utilisez du savon de Marseille avec du bicarbonate de soude pour la couleur et des cristaux de soude pour le blanc. Vous pouvez aussi faire de la lessive au lierre.
  • Pour les cosmétiques, fabriquez-les vous-même à partir de produits naturels. Nous fabriquons notre déodorant et notre dentifrice. Attention toutefois aux huiles essentielles qui peuvent être des perturbateurs endocriniens. C’est pour cette raison qu’elles sont déconseillées aux femmes enceintes. Pour les bébés, optez pour des couches écologiques ou lavables
  • Lavez vos vêtements à la première utilisation. Privilégiez les vêtements écololabel.
  • Evitez les jouets en plastique et attention aux peluches qui contiennent des retardateurs de flamme

Et l’Etat, dans tout ça ?

L’Etat et les collectivités semblent, depuis quelques années, prendre le problème à bras le corps. Des initiatives sont prises pour limiter, voire éliminer, les perturbateurs endocriniens sur leur territoire, en partenariat avec le Réseau Environnement Santé.

Ce dernier, très actif dans ce domaine, a permis l’interdiction du Bisphénol A dans les biberons en 2010 et dans les contenants alimentaires. RSE est à l’origine de la création de la Charte d’engagement « Villes & Territoires sans Perturbateurs Endocriniens », signée, notamment, par Paris, Strasbourg, Tulle, Douai, Biarritz, etc. Les villes signataires s’engagent à éliminer les perturbateurs endocriniens et à informer la population.

Le souci, c’est que certains perturbateurs endocriniens sont interdits, mais d’autres substances les remplacent, qui, elles aussi, sont nocives.

Par exemple, pour remplacer le plastique des emballages contenant du Bisphénol A, on a pensé au Bisphénol S qui semble plus nocif encore que ce dernier. On a aussi pensé au papier ou au carton. Mais, ces derniers contiennent des filtres ultraviolets qui sont des perturbateurs endocriniens !

En fait, l’Etat a pris le problème à l’envers, puisque d’ici 2025, il prévoit que 100 % des plastiques seront recyclés. C’est stupide : le plastique, même recyclé reste du plastique, il reste nocif. En plus, les plastiques légers des emballages ne peuvent pas être recyclés… Pourquoi ne pas privilégier le verre, par exemple ?

En outre, quand vous voyez le tollé soulevé à propos de la distance à laquelle les pesticides peuvent être pulvérisés dans les champs, le temps où ces perturbateurs endocriniens disparaîtront n’est pas encore venu ! Et, quand vous voyez que les repas à la cantine de ma commune sont servis chauds dans des barquettes en plastique, il y a de quoi hurler ! Même chose, quand on voit encore du café servi dans des tasses en plastique…

Pourtant, les perturbateurs endocriniens et leurs conséquences sanitaires coûtent cher ! En Europe, le coût est estimé entre 157 et 270 milliards d’euros, soit entre 1,2 % et 2 % du PIB de l’Union.

Donc, comme faire des économies semble être la première préoccupation des Etats, pourquoi est-ce que ces poisons n’ont-ils pas encore disparu ? Certes, des efforts sont faits, mais ils sont loin d’être suffisants.

En attendant le bon vouloir de nos dirigeants, agissez de votre côté et faites en sorte de vous protéger, vous et votre entourage !

Pour aller plus loin…

Si vous voulez voir, notamment, comment nous nous protégeons des perturbateurs endocriniens au quotidien et si vous voulez connaître nos recettes de produits naturels, je vous renvoie à notre livre (écrit en collaboration avec mon épouse Isabelle Brunet) : 101 gestes pour la Planète, pour une vie saine et heureuse.

À propos de l'auteur

katygawelik

Administratrice du site. Experte en cuisine saine, gourmande et végétarienne. Passionnée de cuisine.

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