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Fait-on trop attention à ce que l’on mange ? 2 visions opposées…

Fait-on trop attention à ce que l’on mange ? 2 visions opposées…

Quelle est votre vision de l’alimentation ? Y attachez-vous de l’importance… trop d’importance ?

Ou, au contraire, vous vous en fichez et vous mangez n’importe quoi ?

Que pensez-vous de ceux qui font très attention à ce qu’ils mangent ? Se gâchent-ils la vie ? Se privent-ils de plaisirs ?

Pour vous départager, je vous propose 2 visions de l’alimentation saine proposées par Claude Fischler et Olivier Bauer qui ont été interrogés par La Croix. Je vous présenterai la mienne par la suite…

 

Claude Fischler : « Le changement majeur, c’est l’individualisation de l’alimentation »

(Claudre Fischler est sociologue au CNRS et spécialiste des questions d’alimentation)

Manger sain est devenu un souci et une obligation de chaque instant

Le consommateur ne se méfie plus seulement de ce qu’il mange, il devient craintif et soupçonneux : tout ce qu’il mange est passé au crible et rien n’est avalé s’il n’a pas la certitude que c’est bon pour sa santé.  Il est conforté dans sa défiance par les alertes et mises en garde qui pullulent.

Chaque fois que nous mangeons, l’angoisse monte : les molécules que nous allons absorber sont-elles bonnes pour notre santé ? Cela oblige à analyser précisément nos repas, à faire des choix, des arbitrages et à nous transformer en nutritionnistes en permanence.

D’où l’apparition de l’orthorexie, donc je vous ai déjà parlé dans un précédent article. C’est la “recherche obsessionnelle d’une alimentation absolument saine qui occuperait une très grande partie du temps des personnes atteintes, les coupant du monde et les isolant”.

“Le corps devient un temple à préserver, une cathédrale narcissique à s’élever à soi-même”.

La médecine qui a pris le relais de l’Eglise, moralise l’alimentation. Dorénavant, on ne mange plus de viande ou de poisson, mais des protéines !

La fonction sociale de l’alimentation a disparu : chaque individu se fabrique son propre régime alimentaire, pour des raisons médicales (allergies et intolérances), sanitaires (régimes divers), éthiques, politiques ou spirituelles (végétarismes, prescriptions religieuses).

Or, l’alimentation n’a pas seulement une fonction biologique. C’est un partage, une affaire collective, un moment de convivialité qui ont autant d’importance que la qualité des aliments que l’on consomme.

“Il y a urgence, me semble-t-il, à inventer de nouvelles configurations, souples mais ritualisées, pour conserver la fonction sociale du repas”

Olivier Bauer : « Bien manger peut être aussi une éthique de vie »

(sociologue au CNRS et spécialiste des questions d’alimentation, il s’intéresse à la valeur spirituelle de l’alimentation)

Rien de plus normal que de faire attention à ce que l’on mange.

Pour des raisons de santé : la qualité de l’alimentation est primordiale, d’autant plus que les aliments que l’on nous propose sont, en grande partie, mauvais pour la santé.

Manger sainement est une éthique de vie

En adoptant une alimentation saine, nous faisons corps avec les humains (ceux qui produisent la nourriture sont-ils bien traités ?), avec les animaux (qui souffrent quand ils sont élevés et quand ils sont abattus) et avec la nature (la production était-elle respectueuse de l’environnement ?).

Manger sainement recouvre une dimension spirituelle également : de tout temps, les Eglises ont imposé de interdits. Aujourd’hui, ces derniers ne sont plus seulement religieux et se réclament d’une loi naturelle : l’alimentation varie en fonction de son expérience de vie, de ses convictions, du revenu, de sa culture, de sa classe sociale, etc.

“Choisir ce que l’on mange est un luxe de personnes riches”

Tout ceci se traduit en interdits (même implicites), ce qui implique que nous fassions tous attention à ce que l’on mange.

Ma vision de l’alimentation saine

Comme vous pouvez facilement le deviner – si vous me connaissez un peu – je suis plus proche d’Olivier Bauer que de Claude Fischler (sans la connotation religieuse toutefois…).

Je suis convaincue, depuis de très nombreuses années, que :

mon alimentation est mon premier médicament

Peut-être suis-je atteinte d’orthorexie, mais comme je l’ai écrit dans un de mes articles je suis plutôt une adepte de la “régalogie” ou “plaisirologie“. Certes, je fais attention à ce que je mange, mais je tiens à ce que je mange me procure du plaisir.

C’est quoi pour moi, faire attention à ce que je mange ?

  • C’est manger exclusivement les légumes et les fruits de mon jardin en Permaculture (donc 100 % naturel)
  • C’est manger bio pour le reste
  • C’est être végétarienne
  • C’est tout faire maison
  • C’est limiter ma consommation de sucre
  • C’est manger pas plus qu’il ne faut
  • C’est manger des aliments complets
  • C’est jeûner par intermittence
  • C’est privilégier l’ultra-frais
  • C’est manger beaucoup de verdure, le plus souvent crue
  • C’est manger des aliments lacto-fermentés faits maison

Je pense avoir fait le tour, même si j’ai certainement oublié de petites choses…

 

 

Bref, pour moi, ma façon de manger n’est nullement en contradiction avec le fait de se faire plaisir.

Regardez les recettes que je publie sur mon blog Les Gourmandes Astucieuses et je pense que vous serez convaincu que ce n’est pas parce que l’on mange sainement, que l’on ne peut pas se faire plaisir.

Certes, je sais que j’ai encore des progrès à faire, mais comme je me sens bien, je continue en m’améliorant de jour en jour…

Effectivement, comme le dit Claude Fischer, il me manque, parfois, la fonction sociale de l’alimentation, puisque je partage très rarement mon repas avec les autres.

Mais, je peux partager le repas avec d’autres (en emmenant mon pique-nique) : certes, nous ne mangeons pas la même chose, mais nous sommes ensemble. A ce niveau-là, je peux paraître extrémiste, je le conçois, mais c’est mon choix de vie et tout le monde finit par s’en accommoder, dans la mesure où je fais en sorte de ne pas faire de prosélytisme et de ne pas imposer mes habitudes (ceux qui m’invitent n’ont pas à s’embêter avec mon repas) !

Mon éthique de l’alimentation est parfois poussée loin, mais, encore une fois, c’est mon choix. A partir du moment où cela ne constitue pas une contrainte pour moi et que cela semble me faire le plus grand bien, pourquoi ne devrais-je pas continuer ?

Pour finir, je ne suis pas d’accord avec Olivier Bauer sur un point : “Choisir ce que l’on mange est un luxe de personnes riches“.

Je suis la preuve vivante qu’il est possible de manger sainement sans dépenser des fortunes.

Là, je ne parle pas du bio… Mais, rien que le fait maison avec des aliments de base les plus bruts possible, vous fait faire de sacrées économies !

Comme vous le voyez, j’ai ma propre vision de l’alimentation. Je ne prétends pas que cela soit la meilleure. Elle me convient, je la considère comme m’aidant à préserver le mieux possible ma santé (même si je sais que je ne suis à l’abri de rien !!!), je sais que je peux encore l’améliorer…

 

À propos de l'auteur

katygawelik

Administratrice du site. Experte en cuisine saine, gourmande et végétarienne. Passionnée de cuisine.

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Je m’appelle Katy Gawelik, j’ai 48 ans.

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