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Je n’ai peut-être pas tort de manger Bio !

Je n’ai peut-être pas tort de manger Bio !

Une petite mise au point de départ…

Je n’ai jamais prétendu que les produits Bio étaient forcément meilleurs (je sais pertinemment qu’ils ne sont pas exempts de défauts et qu’ils contiennent, pour certains, une infime partie de pesticides et qu’ils sont produits parfois de manière pas très orthodoxe d’un point de vue éthique), mais, en tout cas, ce que je sais qu’ils sont toujours moins pires que les produits de l’agriculture conventionnelle.

Le nouveau Rapport de Générations Futures, publié le 20 février 2018, confirme ce point et j’en suis très heureuse ! Cela renforce les propos que je tiens depuis des années et des années.

J’en ai déjà parlé dans pas mal d’articles, comme, par exemple, dans Pourquoi privilégier le bio ?

Depuis le temps, j’ai fait des adeptes. Certaines personnes de mon entourage se sont mises au Bio. Bon, il a fallu qu’ils entendent les confirmations de mes propos dans les émissions télé, dans les journaux, sur les radios… Mais bon, l’essentiel est qu’ils s’y mettent et admettent, enfin, qu’il est préférable de s’orienter vers le Bio plutôt que de continuer à manger des produits issus de l’agriculture conventionnelle.

 

Le rapport de Générations Futures est, à nouveau, alarmant.

Pour son rapport, l’organisation s’est appuyée sur les données officielles, contenues dans les « plans de surveillance », menés par la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) entre 2012 et 2016 et mesurant, notamment, la présence de pesticides dans les fruits et légumes. Elle a pris les chiffres concernant 19 fruits et 33 légumes.

Les 3/4 des fruits et 41 % des légumes contiennent des pesticides !

Voici quelques détails :

  • pour les fruits, ce sont les raisins qui sont les plus touchés : 89 % contiennent des résidus de pesticides
  • les agrumes, les cerises, les pommes, les fraises viennent ensuite : 80 % contiennent des résidus de pesticides
  • les moins touchés sont l’avocat (23%), le kiwi (27 %) et la prune-mirabelle (35 %)
  • certains fruits comme les cerises, les mangues pou les papayes dépassent les seuils autorisés en Europe
  • pour les légumes, les plus touchés sont le céleri, les herbes fraîches, les endives et les laitues : + de 70 % contiennent des résidus de pesticides
  • les moins touchés sont les asperges, les betteraves et le maïs

Le rapport de Générations Futures ne fait que confirmer ce que l’on sait depuis des années !

Mais là, c’est pire, à mon avis.

En effet, depuis quelque temps, c’est la mode de l’agriculture raisonnée, de l’agriculture locale… Or, les chiffres dévoilés par le rapport ne semblent pas confirmer qu’une amélioration s’est opérée.

La « nouvelle » agriculture est-elle vraiment raisonnée ? Pour ma part, cette agriculture me fait bien rire : elle utilise quand même des pesticides…

Certes, certains vont encore me répondre qu’il ne s’agit que de résidus de pesticides

Et, je continuerais à leur répondre qu’il ne faut pas négliger l’effet cocktail : 1 résidu de pesticides + 1 résidu de pesticides + 1 résidu de pesticides + etc. = des tas de pesticides dans votre corps au bout d’une semaine, d’un mois, d’une année, etc. surtout si vous consommez de nombreux fruits et légumes, censés être bons pour la santé !

Comme vous le savez, les pesticides sont des perturbateurs endocriniens qui sont à l’origine de cancers, de maladies dégénératives comme Parkinson ou Alzheimer… Donc, si vous croyez faire du bien à votre corps en vous gavant de fruits et légumes non Bio, vous avez tout faux !

Générations Futures préconisent certaines solutions dans son rapport : privilégier l’agriculture bio et réduire fortement l’utilisation de pesticides dans l’agriculture conventionnelle.

Oui, c’est bien… Mais, l’Etat, les lobbies agro-industriels français et étrangers, les supermarchés, les consommateurs, etc. sont-ils prêts au changement ?

Sont-ils prêts à franchir le pas ?

  • En faisant du bio éthique (ça, c’est, à mon avis, déjà un vœu pieux, quand on voit que le Bio s’industrialise…),
  • en achetant plus cher les produits bio (là, encore, côté juste prix, il semble que l’on soit loin du compte : d’un côté, les agriculteurs bios ne sont pas rémunérés suffisamment par rapport aux marges énormes que se font les supermarchés sur leur dos, surfant sur la mode du bio),
  • en jouant le rôle de Consom’acteur (en privilégiant les produits Bios et locaux, en acceptant de payer un peu plus cher et en étant responsable).

Finalement, encore une fois, je pense que c’est le consommateur qui a le pouvoir. C’est à lui de choisir  les meilleurs produits, c’est à lui de faire l’effort de produire ses propres légumes et fruits de manière naturelle, c’est à lui de se rendre dans les AMAP ou autres fermes bios et locales, c’est à lui d’acheter des produits Bios les plus éthiques possible (dans la mesure du possible).

Certes, le budget des ménages peut constituer un frein.

Mais, pour la majorité des Français, un peu d’effort, la suppression de mauvaises habitudes, un changement de consommation radical, la redécouverte du Fait maison, la suppression de certains aliments des caddies, une réduction des quantités absorbées, etc. peuvent faire faire de sacrées économies… qui pourraient être budgétées dans les produits bios !

Pour apprendre à cultiver vos propres légumes et fruits, de manière naturelle grâce à la Permaculture, je vous renvoie au livre d’Isabelle, ma jardinière en chef. C’est grâce à elle que je peux faire de supers plats !

À propos de l'auteur

katygawelik

Administratrice du site. Experte en cuisine saine, gourmande et végétarienne. Passionnée de cuisine.

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